À l'heure actuelle, plus de 65 millions de personnes dans le monde sont déplacées — le nombre le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale. Nombreux sont les déplacés qui fuient leur foyer pour échapper à la persécution, à la pauvreté et à la guerre dans leur pays d'origine, et des barrières officielles les obligent à se tourner vers des réseaux clandestins de trafic d'êtres humains.

Médecins Sans Frontières (MSF) fournit directement des soins médicaux humanitaires à plusieurs de ces personnes : à ceux qui ont été déracinés par la guerre, à ceux qui sont bloqués dans des camps de transit et à ceux qui sont tombés entre les mains de passeurs. Nos équipes ont été témoins des souffrances et des conflits qui ont poussé les gens à entreprendre ces voyages terrifiants — et les conséquences humanitaires de l'échec de la communauté internationale pour protéger leurs droits et libertés.

L’Aquarius forcé de mettre fin à sa mission

Alors que des réfugiés, des migrants et des demandeurs d’asile continuent de mourir dans la mer Méditerranée, Médecins Sans Frontières et son partenaire SOS MÉDITERRANÉE sont contraints de mettre fin aux opérations de recherche et de sauvetage de l’Aquarius.

Au cours des deux derniers mois, alors que des personnes continuaient de fuir par la mer en empruntant la route migratoire la plus meurtrière au monde, l’Aquarius a été maintenu à quai, incapable de mener à bien sa mission humanitaire. Tel est le résultat d’une campagne continue de dénigrement, de calomnie, et d’obstruction menée par le gouvernement italien, lui-même soutenu par d’autres pays européens contre les activités de secours des organisations humanitaires. S’ajoutant à des politiques migratoires européennes répressives, cette campagne a bafoué le droit international et les principes humanitaires. Sans solution immédiate pour répondre à ces attaques, MSF et SOS MÉDITERRANÉE n’ont d’autre choix que de mettre un terme aux activités de l’Aquarius.

« C’est un jour sombre, déplore Nelke Mander, Directrice générale de MSF. Non seulement l’Europe a renoncé à fournir des moyens de recherche et de secours, mais elle a aussi sciemment saboté les tentatives d’autres acteurs de sauver des vies. La fin de nos opérations à bord de l’Aquarius signifie davantage de morts en mer, des morts évitables et sans témoin.»

Les attaques menées ces 18 derniers mois par certains États européens à l’encontre des opérations humanitaires de recherche et de sauvetage sont comparables aux méthodes utilisées par des États parmi les plus autoritaires. En dépit de notre collaboration continue avec les autorités, le pavillon de l’Aquarius a été retiré deux fois cette année, et nous faisons maintenant face à des allégations grotesques de trafic de déchets et d’activité criminelle. Les personnes en détresse sont abandonnées en mer pendant des semaines, privées d’accès à des ports sûrs et de l'assistance d’autres navires.

Violence et migration en provenance d'Amérique centrale : une crise humanitaire négligée

Chaque année, environ 500 000 personnes fuient la violence et la pauvreté extrêmes sévissant dans le Triangle du Nord de l'Amérique centrale, qui comprend le Honduras, le Salvador et le Guatemala. En dépit de conditions catastrophiques dans la région, les États-Unis et le Mexique ont concentré leurs efforts sur la détention et l'expulsion plutôt que sur la sécurité et le soutien. Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) offrent des soins médicaux et psychosociaux aux personnes déplacées en Amérique centrale et au Mexique.

Stephanie Puccetti est conseillère en communications humanitaires pour le bureau de MSF aux États-Unis. Elle a récemment traversé le Honduras et le Mexique et longé la frontière américaine pour recueillir des informations sur les défis auxquels sont confrontés les migrants et les demandeurs d'asile. En tant que membre d’une équipe mondiale qui représente les opérations de MSF auprès des principales parties prenantes (gouvernements, organisations intergouvernementales et autres groupes humanitaires), elle veille à ce que ceux qui prennent des décisions aux niveaux politiques en comprennent bien les répercussions sur les communautés touchées. En partageant les perspectives de notre personnel sur le terrain et de nos patients, MSF vise à protéger et à élargir l’espace réservé à l’action humanitaire dans le domaine médical.

Nauru : la politique de détention offshore de l’Australie doit immédiatement cesser, selon MSF

Médecins Sans Frontières (MSF) condamne fermement la décision soudaine du gouvernement de Nauru de mettre fin aux services de soins en santé mentale apportés par MSF aux demandeurs d’asile, aux réfugiés et à la communauté locale de Nauru.

Ceux-ci sont désespérément nécessaires. La santé mentale des réfugiés sur l’île est, selon Médecins Sans Frontières, « plus que désespérante ». L’évacuation immédiate de tous les demandeurs d’asile et réfugiés sur l’île est nécessaire. La politique de détention extraterritoriale de l’Australie doit prendre fin.

« C’est absolument honteux de dire que les soins en santé mentale de MSF ne sont plus nécessaires; la santé mentale des réfugiés retenus indéfiniment à Nauru est dévastatrice. Au cours des 11 derniers mois à Nauru, j’ai été témoin d’un nombre alarmant de tentatives de suicide et d’actes d’automutilation parmi les hommes, femmes et enfants réfugiés et demandeurs d’asile que nous traitons », a déclaré le Dr Beth O’Connor, psychiatre à MSF. « Nous avons été particulièrement choqués par les nombreux enfants atteints du syndrome de sevrage traumatique, leur état s’est détérioré au point d’être incapable de manger, de boire ou même d’aller aux toilettes. »

Grèce : Augmentation des tentatives de suicide et d’automutilation chez les enfants réfugiés piégés dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos

L'organisation médicale et humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) assiste à une urgence sanitaire et en santé mentale sans précédent chez les hommes, les femmes et surtout chez les enfants du camp de Moria, à Lesbos, en Grèce. MSF appelle à l'évacuation d'urgence de toutes les personnes vulnérables, en particulier des enfants, vers un hébergement sûr en Grèce continentale et au sein de l'Union européenne.

La politique de maintien des demandeurs d’asile sur les îles grecques amène 9000 personnes, dont un tiers sont des enfants, à rester indéfiniment coincés dans le camp de Moria, dont la capacité maximale est de 3100 personnes. Chaque semaine, les équipes de MSF voient plusieurs cas d’adolescents qui ont tenté de se suicider ou de s'automutiler et répondent à de nombreux incidents critiques résultant de la violence, de l'automutilation infantile et du manque d'accès aux soins médicaux d’urgence, mettant en évidence des lacunes significatives dans la protection des enfants et des autres personnes vulnérables.

​Exposition photos : Les visages du déplacement

Mercredi le 20 juin est la Journée mondiale des réfugiés 2018. À l'échelle mondiale, plus de 65 millions de personnes sont actuellement déplacées. Des hommes, des femmes et des enfants fuient la persécution, la violence, la pauvreté ou la guerre dans leur pays d'origine. 

En tant qu'organisation internationale d'aide médicale et humanitaire, Médecins Sans Frontières (MSF) fournit des soins médicaux et psychologiques aux populations déplacées vulnérables partout dans le monde. Nous sommes témoin des situations qui forcent les gens à fuir leur foyer et du fort prix qu'ils doivent payer pour tenter d'atteindre la sécurité et de se bâtir une vie meilleure. L'exposition photos Les visages du déplacement partage quelques-unes de leurs histoires.

 

Recherche et Sauvetage en Méditerranée : Les gouvernements européens doivent cesser de marchander des vies humaines

A la suite de la décision inacceptable du gouvernement italien de fermer ses ports, empêchant ainsi le désembarquement des 630 rescapés de l’Aquarius, et des réactions en chaîne des pays européens, Médecins sans frontières accuse les gouvernements européens de marchander des vies humaines et d’obstruer le sauvetage en mer.    

« Hommes, femmes et enfants à bord de l’Aquarius ont fui la guerre et la misère, et ils ont vécu l’horreur en Libye. Ils ont été transbordés d’un bateau à l’autre comme de la marchandise, et leur voyage en mer  a été inutilement prolongé, dans des conditions très pénibles,” déclare Karline Kleijer, coordinatrice d’urgence pour Médecins sans frontières. “Nous sommes reconnaissants à l’Espagne d’être intervenu au moment où l’Italie et les autres gouvernements européens refusaient d’assumer leurs responsabilités et de faire preuve d’humanité. »

'Offrir une lueur d'espoir': une infirmière Canadienne à bord d'un navire de recherche et sauvetage de MSF

Il y a deux mois, Dominika Wanczyk réconfortait une jeune Ivoirienne récemment rescapée d'un naufrage en Méditerranée. Dominika, une infirmière de Calgary, faisait partie d'une équipe médicale de Médecins Sans Frontières (MSF) à bord du navire de recherche et sauvetage qui avait porté secours à la jeune fille.

« Elle avait des brûlures sur les jambes », se souvient Dominika. « Elle m'a raconté que pendant son séjour dans un centre de détention pour migrants illégaux en Libye, les gardes avaient tenté de l'agresser sexuellement. Quand elle a résisté à leurs tentatives, ils lui ont versé de l'eau bouillante sur les jambes ».

En se remémorant le temps passé à bord de l'Aquarius, Dominika se sent privilégiée d'avoir pu soigner ces gens et témoigner de leurs souffrances. « Quel honneur de pouvoir offrir une lueur d'espoir à ces gens qui font un voyage si traumatisant », confie Dominika. « J'étais tellement fière de notre équipage et de notre petite équipe - chacun faisait un effort pour que les rescapés se sentent en sécurité et prenait soin d'eux, avec de petits gestes de gentillesse ».

Dominika Wanczyk parle avec des migrants secourus après une opération qui a sorti 99 personnes d'un bateau en train de couler.

Journée internationale des femmes 2018 : poussées à l’exil

Jamais autant de femmes et de filles n’ont connu de déplacements forcés qu’aujourd’hui. Elles seraient 32 millions dans le monde selon les dernières estimations. Certaines sont encore en migration.

Comme toutes les femmes et les filles dans le monde, elles ont besoin de contraception, d'un endroit sûr pour accoucher, de soutien à la suite de la violence sexuelle ou pour prendre soin de leurs enfants. Mais en tant que personnes déplacées, elles font face à des problèmes de santé bien plus graves, simplement parce que ce sont des femmes et des filles. En réponse, Médecins Sans Frontières (MSF) a étendu son action afin de les rencontrer au cours de leur voyage, dans des endroits aussi divers que la Tanzanie, le Bangladesh, la Grèce et beaucoup d'autres. Au long de parcours très différents, les femmes et filles déplacées ont un besoin urgent de soins dans cinq domaines clés : les soins obstétriques, le planning familial, l’accès à un avortement sans risque, les soins suite à la violence sexuelle, et les soins de santé mentale.

Ce n'est qu'ainsi qu'elles trouveront un accès aux soins dans leur quête de sécurité, tout en réduisant le risque constant de maladie, de souffrance et de mort.

Mexique : Aucune sécurité pour les personnes fuyant les violences dans le triangle nord de l’Amérique Centrale

Selon un rapport publié aujourd’hui par l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), les populations d’Amérique centrale, contraintes de fuir la violence dévastatrice au Honduras, au Guatemala et au Salvador, font face à une nouvelle victimisation le long de la route migratoire qui mène aux États-Unis et au Mexique. 

Crise mondiale de la migration : Mettre l'humanité du Canada à l'épreuve

Mais il ne faut pas tourner le dos à notre responsabilité collective d'accueillir les réfugiés dans la dignité, de leur offrir l'asile et d'examiner chaque demande individuelle en fonction de leur bien-fondé et, en cas de rejet, d'assurer que les demandeurs puissent retourner dans leur pays d'origine ou vers des pays tiers en toute sécurité. En tant que Canadiens, nous devons prendre conscience que notre gouvernement gère déjà nos frontières par le biais d'un système complexe d'interdiction.

 

MSF dénonce la violence généralisée contre les migrants et les réfugiés à la frontière serbo-hongroise

Entre janvier 2016 et février 2017, MSF a traité 106 cas de blessures qui auraient été perpétrées par des patrouilles à la frontière hongroise. Tous les cas traités par les équipes de MSF suivent des tendances similaires de violence, y compris des blessures dues à des coups (54 cas) ou à des morsures de chiens (24 cas), des irritations causées par du gaz lacrymogène et du gaz poivré (15 cas) et d'autres blessures (35 cas).  De tels abus touchent également les personnes vulnérables tels que les mineurs non accompagnés : sur 106 cas, 22 étaient des jeunes de moins de 18 ans.

 

Mourir d'envie d'atteindre l'Europe : Regard sur les voyages désespérés des Érythréens en quête de sécurité

Les trajets dangereux que prennent des milliers d’Érythréens, à travers le désert ou en traversant la mer, sont des exemples flagrants de l’effet dévastateur des politiques restrictives de migration sur les personnes qui cherchent la sécurité hors de leur pays d’origine, déclare Médecins Sans Frontières (MSF) dans un nouveau rapport. Dying to reach Europe : Erithreans in search of safety est basé sur les témoignages directs de réfugiés qui ont fui ce petit pays de l'Afrique de l'Est, très militarisé, signalant un manque de liberté et une conscription militaire forcée pendant des années, voire même des décennies. Ceux qui désertent risquent d’être rassemblés, emprisonnés, torturés ou tués.

« Quatre-vingt-dix pour cent des Érythréens qui parviennent à atteindre l’Europe, via la terre ou la mer, se voient accorder l’asile. Les gouvernements européens reconnaissent leur demande comme authentique, mais malgré cela, ils font tout ce qu’ils peuvent pour les empêcher, eux et d’autres demandeurs d’asile, d’atteindre les côtes de l’UE», déclare Arjan Hehenkamp, directeur général de MSF.

« Certains ne survivent pas » : Une infirmière de MSF Canada parle de la prestation de soins aux personnes fuyant la violence en Irak

Beaucoup de gens qui sont déplacés de force par la guerre et d'autres catastrophes trouvent souvent refuge à l'intérieur des frontières de leur propre pays.  

Mariko Miller, infirmière d'urgence à MSF, a pu voir la souffrance des survivants qui ont réussi à fuir la région de Hawija ravagée par la guerre pour atteindre la sécurité relative à Kirkouk dans le nord de l'Irak.

Libye : MSF grandement préoccupée par les conditions de détention horribles des migrants

Alors que les dirigeants de l'UE se réunissaient à Malte le 3 février 2017 pour discuter de migration, en vue notamment de fermer la route de la Libye vers l'Italie en renforçant la coopération avec les autorités libyennes, Médecins Sans Frontières (MSF) a soulevé de graves préoccupations au sujet du sort des personnes emprisonnées en Libye ou retournées dans ce pays.

L'organisation humanitaire internationale fournit des soins médicaux aux migrants, aux réfugiés et aux demandeurs d'asile détenus à Tripoli et ses environs depuis juillet 2016 et affirme que les gens sont détenus de façon arbitraire dans des conditions inhumaines et insalubres, souvent sans nourriture suffisante ni eau potable, et sans accès aux soins médicaux.  

Plongés dans un froid polaire par l’Europe : Des milliers de personnes coincées sous des températures glaciales en Grèce et dans les Balkans

Après avoir été criminalisés par les politiques d’immigration européennes, des milliers de migrants et réfugiés se retrouvent maintenant coincés dans des conditions de froid intense, dans des abris qui ne sont pas adaptés pour l’hiver en Grèce et dans les Balkans. Cette négligence cynique des politiques des États européens, aggravée par les températures glaciales et par le manque de préparation à l’hiver, a empiré une situation déjà insupportable pour des milliers d’hommes, femmes et enfants venus chercher protection en Europe.

La situation est particulièrement inquiétante pour les personnes coincées sur les îles grecques, qui vivent dans des tentes au sein de camps bondés et pour ceux qui vivent dans des bâtiments abandonnés à Belgrade ou qui continuent d’essayer de franchir les frontières des Balkans. Médecins Sans Frontières (MSF) a, à plusieurs reprises, demandé aux autorités en Grèce et dans les Balkans d’améliorer les conditions à temps pour l’hiver.

« Avec le pacte entre l’Union européenne et la Turquie (en anglais seulement) ainsi qu’avec la fermeture officielle de la route des Balkans, l’UE a décidé de laisser les Balkans gérer la situation dans le but d’endiguer le flux des personnes venues chercher la protection depuis les zones de guerre les plus actives aujourd’hui », déclare Stefano Argenziano, coordinateur des opérations MSF sur la migration. « Aujourd’hui, ces personnes manquent cruellement d’aide appropriée et cela met leur vie en danger. Nous sommes témoins des conséquences cruelles et inhumaines des politiques européennes, utilisées comme un outil pour dissuader et criminaliser ceux qui ne font que chercher sécurité et protection en Europe ».

Chagrin et espoir : Une infirmière canadienne nous parle de son travail auprès des jeunes patients à bord du bateau de recherche et sauvetage de MSF sur la mer Méditerranée

Depuis 2015, Médecins Sans Frontières (MSF) effectue des opérations de recherche et sauvetage en Méditerranée pour répondre à une crise humanitaire où plus de 4 000 personnes ont péri l'année dernière seulement en tentant de trouver la sécurité en Europe et de fuir les conflits, les catastrophes et l'instabilité dans leur pays d'origine.

L'infirmière canadienne Courtney Bercan faisait jusqu'à tout récemment partie de l'équipe médicale à bord du bateau de MSF, le Dignity I, pour fournir des soins médicaux aux rescapés des embarcations en détresse. Dans le récit ci-dessous, Courtney partage avec nous ses réflexions sur ces passagers qui ont été pour elle à la fois une source de chagrin et d'espoir : les enfants.

 
 

La face cachée des migrations et leurs conséquences humanitaires : Rapport spécial de MSF Canada

Un nouveau rapport de Médecins Sans Frontières (MSF) Canada, préparé par Sonal Marwah, chercheur spécialiste de la migration forcée et des réfugiés, Stephen Cornish , directeur général de MSF Canada et Carol Devine, conseillère aux affaires humanitaires de MSF Canada, examine l'impact humain de notre approche mondiale actuelle face aux migrants et aux réfugiés.

Piégé en transit : MSF entend le témoignage dérangeant de réfugiés, les migrants et les demandeurs d'asile qui fuient la Libye

Les récits de centaines de personnes secourues en mer par MSF au cours de 2015 et 2016 ont mis en évidence le niveau alarmant de violence et d'exploitation auquel sont exposés les réfugiés, les demandeurs d'asile et les migrants en Libye. Beaucoup de ceux que nous avons sauvés déclarent avoir été eux-mêmes victimes de violence dans le pays, et presque tous disent avoir été témoins de violence extrême contre les réfugiés et les migrants, y compris les coups, la violence sexuelle et les meurtres.

Accouchement en mer Méditerranée : Rencontrez Divan, venu au monde sur un bateau de MSF après que sa mère a été secourue, le 18 octobre 2015

Astrid Börjesson, sage-femme de Médecins Sans Frontières (MSF) raconte comment elle a aidé à mettre au monde un petit garçon dont la mère se trouvait parmi les 240 personnes sauvées par le Dignity I, le bateau de recherche et sauvetage de MSF en mer Méditerranée. La femme de 25 ans a donné naissance à son fils, qu'elle a prénommé Divan, après avoir survécu à un terrible voyage de son Cameroun natal jusqu'en Libye, avant de s'embarquer sur la mer Méditerranée en quête d'espoir et de sécurité..