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31 aoû 18 05 sep 18

Bangladesh : un an après les exactions, quel avenir pour les Rohingyas ?

Un an après le début des exactions de l’armée birmane qui ont poussé sur le chemin de l’exil plus de 700 000 personnes, les Rohingyas restent confinés dans des camps insalubres au Bangladesh, sans aucune perspective et avec un soutien limité de la communauté internationale. 

Ces réfugiés ont rejoint les quelque 200 000 Rohingyas chassés par les précédentes vagues de violence ; au total ce sont près de 920 000 Rohingyas qui ont trouvé refuge dans le district de Cox’s Bazar, au Bangladesh. La situation sanitaire reste très dégradée, notamment dans le camp de Kutupalong-Balukhali, le plus grand camp de réfugiés au monde.

Les abris de fortune construits en urgence sont devenus permanents et la plupart des réfugiés ont un accès limité à l’eau potable, aux latrines et aux soins de santé. Sur les 656 228 consultations médicales réalisées par MSF entre août 2017 et juin 2018 dans ses 19 structures de santé, près de la moitié concernait des pathologies liées à la très grande précarité dans laquelle sont confinées ces personnes. L’assistance médicale et psychologique pour les victimes de violences constitue également une préoccupation majeure pour les équipes de Médecins Sans Frontières.

Le retour au Myanmar est encore plus incertain. « Alors que l’accès est fermé même aux humanitaires, comment s’assurer que l’histoire ne se répétera pas et que les Rohingyas ne seront pas à nouveau victimes de violences ? Dans un contexte aussi opaque, la seule certitude que nous ayons est que les atrocités se poursuivent dans l’État de Rakhine. Les témoignages des survivants qui continuent d’arriver au Bangladesh se suivent et se ressemblent. Pourtant, ces personnes n’ont toujours pas de statut légal au Bangladesh et dans les autres pays d’accueil de la région. Refuser d’accorder le statut de réfugiés à ces personnes accentue leur état de vulnérabilité », explique Pavlo Kolovos, chef de mission MSF.

MSF, expulsée le 11 août 2017 du nord de l’État Rakhine, soit quelques jours avant le début des violences, n’a toujours pas obtenu l’autorisation de la part du gouvernement birman de reprendre ses activités.

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