Des réponses à vos questions sur notre travail à Gaza


Questions fréquemment posées à propos de notre travail à Gaza, et de notre engagement d’impartialité et de neutralité

Des membres de l’équipe de MSF spécialisée dans la gestion de l’eau et de l’assainissement inspectent les conduites d’eau à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza. Palestine, 2025. © Nour Alsaqqa/MSF

Médecins Sans Frontières (MSF) travaillait en Palestine avant la guerre actuelle, et continue de le faire. Elle y fournit des soins médicaux et une assistance dont le besoin se fait cruellement sentir dans un contexte politique qui évolue sans cesse, et parfois rapidement. Voici quelques-unes des questions qui nous sont fréquemment posées sur notre travail dans le cadre de la crise qui sévit actuellement. 

Les informations suivantes étaient à jour au 30 janvier 2026

Réponse aux questions fréquemment posées et aux allégations concernant le travail de MSF à Gaza

Médecins Sans Frontières (MSF) fournit un grand nombre de services de santé essentiels à Gaza, en Palestine. Toutefois, ceux-ci ne suffisent pas à répondre aux besoins immenses des gens. Israël prend actuellement des mesures pour mettre fin aux activités de 37 organisations non gouvernementales (ONG), dont MSF, à Gaza et en Cisjordanie, en les menaçant de refuser de les enregistrer. Cela vient s’ajouter aux intimidations, aux pressions et aux campagnes de dénigrement auxquelles nous et d’autres organisations humanitaires avons fait face de la part des autorités israéliennes dans le cadre de nos activités et de nos prises de parole à Gaza et en Cisjordanie. MSF répond aux questions fréquemment posées ci-dessous sur la réalité de son travail et sur ses efforts pour renouveler son enregistrement afin de poursuivre ses activités en Palestine.

Quelle est la réponse de MSF aux accusations des autorités israéliennes selon lesquelles son travail médical à Gaza n’est pas important ou nécessaire?

Rien qu’en 2025, les équipes de MSF ont :

  • traité plus de 100 000 cas de traumatismes;
  • assuré la gestion de plus de 400 lits d’hôpital;
  • réalisé 22 700 interventions chirurgicales sur près de 10 000 personnes;
  • effectué près de 800 000 consultations externes;
  •  administré 45 000 vaccins;
  • assisté à plus de 10 000 accouchements;
  • assuré plus de 40 000 consultations individuelles en santé mentale ainsi que des séances de groupe pour plus de 60 000 personnes;
  • distribué plus de 700 millions de litres d’eau;
  • produit près de 100 millions de litres d’eau potable.

En raison de la destruction du système de santé, bon nombre des services offerts par MSF ne sont pas disponibles ailleurs à Gaza.

À compter du 1er janvier 2026, l’enregistrement de MSF n’est plus valide et nous devrons cesser nos activités d’ici le 1er mars 2026. Si MSF perd son accès à Gaza, des centaines de milliers de personnes n’auront plus accès ni aux soins médicaux ni à l’eau, pourtant essentiels. MSF apporte une assistance primordiale à près d’un demi-million de personnes à Gaza.

À Gaza, MSF soutient actuellement six hôpitaux publics et gère deux hôpitaux de campagne. Nous aidons également sept centres offrant des services de santé générale et gérons un centre nutritionnel en milieu hospitalier pour les personnes souffrant de malnutrition. MSF a récemment ouvert six nouveaux dispensaires pour le traitement des plaies et d’autres services de santé générale. MSF travaille en Palestine depuis 1988.

Est-il vrai que MSF n’a pas coopéré avec Israël?

Depuis de nombreux mois, MSF est confrontée à des échanges infructueux avec les autorités israéliennes sur le renouvellement de son enregistrement pour travailler en Palestine. MSF continue de rechercher un engagement constructif avec les autorités israéliennes afin de poursuivre ses activités médicales à Gaza et en Cisjordanie. Nous souhaitons faire en sorte de continuer à fournir des soins médicaux essentiels à celles et ceux qui en ont désespérément besoin, tout en protégeant nos équipes. Nous consultons nos collègues en Palestine concernant les éventuelles prochaines étapes.

En accusant MSF, ainsi que d’autres ONG, de ne pas coopérer et en menant des campagnes de dénigrement contre les organisations humanitaires, Israël utilise des allégations infondées pour restreindre arbitrairement l’accès aux soins essentiels des gens vivant en Palestine et limiter le témoignage des organisations indépendantes travaillant sur place. Ce type d’accusation contribue à délégitimer le personnel humanitaire qui fournit des soins et des services cruciaux dans des conditions extrêmement difficiles.

Nous observons que ces accusations font partie d’une tendance qui s’inscrit dans la durée de la part des autorités israéliennes. Celles-ci recourent également à de nombreuses barrières physiques et bureaucratiques pour restreindre l’entrée et l’acheminement de l’assistance à Gaza. Des tactiques similaires ont été utilisées en 2024 contre l’UNRWA. Ces allégations servent à justifier des actions qui contredisent clairement les déclarations du gouvernement israélien selon lesquelles il facilite l’acheminement d’assistance humanitaire à la bande de Gaza.

Quel est le statut de l’enregistrement de MSF pour opérer à Gaza et en Cisjordanie?

À compter du 1er janvier 2026, l’enregistrement de MSF l’autorisant à travailler à Gaza et en Cisjordanie a expiré et n’est donc plus valide. Nous devrons donc cesser nos activités d’ici le 1er mars 2026.

MSF reste déterminée à identifier toutes les voies possibles pour continuer à fournir une assistance humanitaire à Gaza et en Cisjordanie. Nous sommes également en contact avec les autorités israéliennes pour nous assurer que nous pouvons poursuivre nos activités. Toute interdiction constituerait une violation directe de la résolution 2720 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à l’acheminement sans entrave de l’assistance humanitaire aux personnes civiles.

Pour 2026, MSF a alloué entre 160 et 190 millions de dollars (100 à 120 millions d’euros) à ses projets humanitaires à Gaza.

Quelles sont les conséquences réelles de l’expiration de l’enregistrement de MSF?

MSF reste pleinement opérationnelle à Gaza et en Cisjordanie et continue à fournir des soins médicaux essentiels. Cependant, l’enregistrement de MSF en Israël ayant pris fin le 31 décembre 2025, nous n’avons plus l’autorisation d’importer du matériel ni de faire entrer notre personnel international à Gaza. Nos équipes médicales se retrouvent donc privées du matériel et des compétences techniques dont elles ont tant besoin.


Nous souhaitons continuer d’apporter une assistance aux personnes vivant à Gaza et en Cisjordanie. Aussi, nous appelons les autorités israéliennes à revenir sur leur décision concernant notre enregistrement. Nous leur demandons de proposer des conditions d’intervention acceptables permettant notamment d’assurer la sécurité de notre personnel et des personnes que nous assistons.

Est-il vrai que MSF a envisagé de fournir une liste partielle de son personnel à Israël?

Afin d’étudier toutes les options possibles – même limitées – en vue de continuer à fournir des soins médicaux essentiels, MSF a informé le 23 janvier les autorités israéliennes qu’exceptionnellement, elle serait prête à communiquer une liste partielle contenant le nom des membres de son personnel palestinien et international. Notre organisation demandait toutefois des clarifications quant aux paramètres d’utilisation de ces données, la sécurité de son personnel étant au centre de ses préoccupations. Cette position a été définie après avoir consulté nos collègues en Palestine et avec la compréhension claire qu’aucun renseignement sur notre personnel ne serait fourni sans l’accord exprès des personnes concernées.

Cependant, malgré nos efforts répétés, il est devenu évident que nous ne serions pas en mesure d’instaurer un dialogue avec les autorités israéliennes ni d’obtenir les garanties concrètes requises. Celles-ci exigeaient que tout renseignement sur le personnel soit utilisé uniquement aux fins administratives précisées et que nos collègues ne courent aucun risque. MSF conserverait sa pleine autorité sur les questions de ressources humaines et la gestion du matériel médical humanitaire. De même, toutes les communications diffamatoires visant MSF et compromettant la sécurité de son personnel cesseraient.

En conséquence, et en l’absence de ces garanties claires, nous avons conclu que, dans les circonstances actuelles, nous ne partagerons pas les renseignements relatifs à notre personnel. MSF continue de rechercher un engagement continu avec les autorités israéliennes afin de poursuivre ses activités médicales à Gaza et en Cisjordanie. Nous souhaitons faire en sorte de continuer à fournir des soins médicaux essentiels à celles et ceux qui en ont désespérément besoin.

MSF a-t-elle fourni à Israël une liste de son personnel à un moment ou à un autre?

Non, nous n’avons à aucun moment remis la liste de notre personnel palestinien ou international aux autorités israéliennes dans le cadre de ce processus d’enregistrement.

Pourquoi MSF a-t-elle envisagé de fournir une liste partielle de son personnel à Israël?

L’expulsion de MSF, ainsi que de dizaines d’autres organisations humanitaires, priverait des centaines de milliers de personnes de soins médicaux essentiels. MSF est l’une des rares organisations internationales capables de témoigner et de dénoncer le génocide en cours. Si nous sommes dans l’obligation de partir, nous perdrons cette capacité.

Les autorités israéliennes ont contraint les organisations humanitaires, dont MSF, à faire un choix impossible : communiquer les renseignements de leur personnel ou cesser de fournir des soins médicaux cruciaux alors que les besoins humanitaires sont considérables et que le personnel de santé subit des actes d’une violence extrême. Face à la menace imminente de fermeture de ses projets, MSF a voulu explorer toutes les possibilités pour continuer à fournir des soins médicaux à Gaza et en Cisjordanie. Nous avons donc écrit aux autorités israéliennes pour leur expliquer qu’en raison de ces circonstances exceptionnelles, nous accepterions de fournir une liste partielle de notre personnel. MSF demandait toutefois des clarifications quant aux paramètres d’utilisation de ces données, la sécurité de son personnel étant au centre de ses préoccupations.

Nous n’avons toutefois fourni aucune donnée personnelle de nos collègues. Malgré nos efforts répétés, il est devenu évident que nous ne serions pas en mesure d’instaurer un dialogue avec les autorités israéliennes ni d’obtenir les garanties concrètes requises. En conséquence, et en l’absence de ces garanties claires, nous avons conclu que, dans les circonstances actuelles, nous ne fournirions pas les renseignements relatifs à notre personnel.

Quelles mesures MSF a-t-elle prises pour consulter son personnel palestinien concernant la demande israélienne de lui fournir la liste de son personnel?

MSF a entamé un dialogue avec ses équipes et, surtout, avec le personnel palestinien. Nous avons tenu compte de leurs points de vue et de leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne leur sécurité personnelle et les conséquences d’un éventuel retrait de MSF.

Durant tout le processus, nous avons insisté sur le fait qu’aucun renseignement ne serait communiqué sans l’accord de la personne concernée. De même, aucune pression ne devrait être exercée sur qui que ce soit concernant les décisions affectant la poursuite des opérations de MSF à Gaza et en Cisjordanie. Il a été souligné que la non-participation à cette consultation n’aurait aucune incidence sur l’emploi des personnes travaillant pour MSF.

Pour recueillir l’avis des membres de notre personnel, nous avons utilisé plusieurs moyens de communication : discussions de groupe, conversations individuelles, sondages et séances de discussion ouverte. Lors de ces discussions, nos collègues ont fait part d’un large éventail de préoccupations, y compris les risques pour leur sécurité et l’incertitude quant aux implications pour nos principes humanitaires. Certaines personnes se sont inquiétées des répercussions possibles de communiquer leurs renseignements personnels. D’autres se sont demandé si le fait d’obtempérer conduirait au renouvellement de l’enregistrement de MSF ou bien à de nouvelles requêtes de la part des autorités israéliennes.

Comment le personnel peut-il donner son consentement dans ce contexte?

Nous reconnaissons les limites et la difficulté pour nos collègues palestiniens de fournir un consentement éclairé dans ce contexte de coercition imposée par les autorités israéliennes. Israël a sciemment mis MSF et nos collègues palestiniens devant un choix impossible : fournir des renseignements sur notre personnel, ou être dans l’obligation d’abandonner des centaines de milliers de personnes nécessitant des soins médicaux essentiels. L’absence de garanties de la part des autorités israéliennes ne permet pas non plus à notre personnel de connaître les conditions d’utilisation de leurs renseignements personnels s’il les fournissait.

Malgré les difficultés liées au consentement, il n’était pas possible ni acceptable de prendre une décision sans en discuter avec nos collègues travaillant en Palestine. Il s’agissait d’une consultation et non du transfert de responsabilité institutionnelle. L’intention n’a jamais été de demander à nos collègues de porter le poids d’une décision écrasante. L’intention était plutôt de veiller à entendre leur point de vue sur une question existentielle pour leur sécurité et leur emploi.

Versez-vous des indemnités aux familles des membres du personnel de MSF qui ont été tués par les forces israéliennes?

Oui, nous offrons un soutien financier à toutes les familles des membres du personnel de MSF qui ont été tués par les forces israéliennes. Nous restons en contact avec toutes ces familles pour leur apporter une assistance. Nous leur fournissons un soutien juridique et financier et offrons un régime de santé pour les personnes à charge. Nous continuerons à le faire à l’avenir.

Les autorités israéliennes affirment que le personnel de MSF a des liens avec des activités terroristes. Comment MSF répond-elle à cela?

MSF prend ces allégations au sérieux. MSF n’emploierait jamais sciemment des personnes impliquées dans des activités militaires. Toute personne travaillant pour l’organisation et ayant des liens avec un groupe armé représenterait un risque sérieux pour notre personnel et les personnes que nous soignons. C’est pourquoi, partout où nous intervenons, tous les membres du personnel de MSF doivent s’engager à respecter la Charte de MSF. Celle-ci prévoit le strict respect des principes humanitaires, de l’indépendance et de l’éthique médicale.

Les procédures de recrutement comprennent une vérification rigoureuse des antécédents, des références et du CV ainsi qu’une période d’essai. MSF a mis en place un processus de sélection et de vérification renforcé pour l’ensemble des membres du personnel recrutés dans ce contexte. Comme partout ailleurs, MSF opère en stricte conformité avec les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance. Elle offre des soins médicaux uniquement en fonction des besoins, indépendamment de toute autorité ou affiliation politique. Notre soutien au système de santé à Gaza est purement humanitaire et en aucun cas idéologique.

Est-il vrai que MSF entretient des relations avec le Hamas à Gaza?

MSF travaille avec le ministère de la Santé de Gaza, qui fait partie de l’administration civile du Hamas. La campagne de dénigrement menée actuellement par les autorités israéliennes contre les organisations humanitaires affirme que « MSF partage des informations avec une organisation terroriste ». En réalité, la coordination avec les autorités médicales est une pratique courante dans tous les endroits où nous intervenons. Ces tactiques de dénigrement visent à détourner l’attention de la catastrophe humanitaire qui se déroule actuellement sur place. Comme partout, MSF opère en stricte conformité avec les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance. Elle offre des soins médicaux uniquement en fonction des besoins, indépendamment de toute autorité ou affiliation politique.

Quelle est la réponse de MSF à l’allégation selon laquelle l’aide ne parvient pas aux personnes dans le besoin, mais est détournée par le Hamas?

Nos opérations sont indépendantes, transparentes et strictement contrôlées. Une enquête de l’USAID n’a trouvé aucune preuve d’un détournement à grande échelle de l’aide humanitaire par le Hamas à Gaza. Des responsables de haut niveau de l’armée israélienne ont également reconnu qu’il n’y avait aucune preuve d’un détournement systématique et à grande échelle de l’aide humanitaire par le Hamas à Gaza.

Depuis le début de cette guerre, le nombre de camions transportant des médicaments, de la nourriture et de l’eau qui ont franchi la frontière pour entrer à Gaza a été tout à fait insuffisant par rapport à l’ampleur des destructions et des besoins. Au cours des deux dernières années, nous avons communiqué et documenté les moyens par lesquels la chaîne d’approvisionnement de l’assistance humanitaire à Gaza a été effectivement bloquée par les autorités israéliennes. De longues procédures bureaucratiques et des listes de « biens à double usage » ont été mises en place. L’interdiction des « biens à double usage » explique pourquoi certains articles n’ont pas été autorisés à entrer à Gaza, notamment les scalpels et les générateurs d’oxygène.

Pourquoi MSF condamne-t-elle Israël, mais pas le Hamas?

Nous avons ressenti toute l’horreur du massacre de 1 200 personnes en Israël par le Hamas. Nous condamnons sans aucune équivoque ces attaques. Nous exprimons notre horreur face à la spirale de violence et les tragédies qui touchent les deux parties au conflit. Nos communications sont guidées par ce que nos équipes médicales voient sur place et par leur travail dans les structures médicales que nous soutenons. C’est pourquoi nous dénonçons le génocide en cours à Gaza. Nous prenons la parole publiquement lorsque nous sommes témoins de souffrances inacceptables, d’attaques contre des structures de santé et du refus d’accès à ces structures. Nous nous exprimons aussi lorsque les parties au conflit manquent à leur obligation de protéger les personnes civiles.

Les équipes de MSF ont-elles soigné des otages ou ont-elles appelé à leur libération?

Depuis le 7 octobre 2023, aucune personne s’identifiant comme faisant partie des otages ne s’est présentée à nous dans le cadre de nos activités à Gaza. Notre travail en tant que membres du corps médical consiste à fournir des soins de santé à toute personne qui en a besoin : une personne nécessitant des soins est une personne nécessitant des soins. En matière d’éthique médicale, il est fondamental de fournir des soins médicaux dans l’intérêt supérieur de la personne requérant des soins. Nous compatissons aux souffrances endurées par les personnes prises en otage le 7 octobre 2023, ainsi qu’à l’angoisse de leurs proches. Non seulement depuis octobre 2023, mais dans tous les contextes et dans toutes les situations de conflit, MSF appelle à la protection des personnes civiles.

Comment MSF répond-elle aux accusations concernant son manque de neutralité?

Réunies sous une seule et même charte, les équipes de MSF rassemblent des membres travaillant dans les domaines de la santé, de la logistique et de l’administration. Ces personnes sont recrutées à l’international et localement, et représentent des dizaines de nationalités. Après évaluation des besoins des communautés touchées, nous offrons une assistance conforme à l’éthique médicale et aux principes de l’action humanitaire.

L’impartialité est la pierre angulaire de la mission de MSF. Nous apportons notre aide sans discrimination, en donnant la priorité aux personnes les plus directement menacées. MSF opère dans un esprit de neutralité et ne prend pas parti lors des conflits armés. Cependant, nous pouvons dénoncer et critiquer publiquement les obstacles à notre travail humanitaire et les violations du droit international.

Dans les situations de conflit, MSF témoigne de la détresse des gens, en particulier des personnes civiles, et à cet égard, nous ne mâchons pas nos mots. Nos équipes rapportent ce qu’elles voient de leurs propres yeux, et ce qu’elles vivent elles-mêmes, à Gaza et en Cisjordanie. Nombre d’organismes d’observation, de juristes, d’organisations de défense des droits de la personne et plusieurs rapports des Nations unies décrivent également la destruction totale de la bande de Gaza. Cela inclut le démantèlement du système de santé, le siège imposé sur le territoire et le mépris des personnes et des infrastructures civiles par Israël, ainsi que la famine provoquée par la volonté humaine, qui font tous partie d’une campagne génocidaire.

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