Le 5 avril, vers 14 heures, les forces israéliennes ont frappé un quartier résidentiel densément peuplé de Beyrouth, à quelques mètres de l’hôpital public Rafik Hariri, où MSF apporte son soutien au service des urgences. Liban, 2026. © MSF
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Liban : les forces israéliennes ont frappé un quartier résidentiel densément peuplé de Beyrouth

Mise à jour
6 avril, 2026 — Lors de la frappe aérienne israélienne du 5 avril qui a touché un quartier résidentiel de Beyrouth, 5 personnes ont été tuées et 52 autres blessées, dont 8 enfants, selon le ministère libanais de la Santé publique.

Luna Hammad, coordonnatrice médicale de MSF fait partie de l’équipe qui soutient l’hôpital public Rafik Hariri : « Nous voyons arriver des gens présentant des blessures graves à la tête, à la poitrine et à l’abdomen, dont des blessures par éclats d’obus. Un homme est arrivé avec une hémorragie importante à la tête. En panique, il cherchait son jeune enfant, également blessé. Ce n’est qu’après avoir appris que son fils était sain et sauf qu’il a autorisé les médecins à s’occuper de lui. »

Il ne s’agit pas d’incidents isolés. Dans la seule journée du 5 avril, 39 personnes ont été tuées lors d’attaques israéliennes à travers le Liban, portant le nombre total de morts depuis le 2 mars à 1 461, selon des sources officielles.

Le 5 avril, vers 14 heures, les forces israéliennes ont frappé un quartier résidentiel densément peuplé de Beyrouth, à quelques mètres de l’hôpital public Rafik Hariri, où MSF apporte son soutien au service des urgences.

Un afflux massif de blessés s’en est suivi. Au cours de la première heure, 4 personnes ont été tuées et près de 40 blessées, et on craint que le bilan ne s’alourdisse à mesure que les décombres sont déblayés.

« Nous voyons arriver des gens présentant des blessures graves à la tête, à la poitrine et à l’abdomen, dont des blessures par éclats d’obus », explique Luna Hammad, coordonnatrice médicale de MSF, depuis les urgences de l’hôpital public Rafik Hariri.

« Lorsque des frappes touchent des zones résidentielles densément peuplées sans avertissement, les conséquences sont graves, en pertes humaines ainsi qu’en réduction de la capacité des hôpitaux à réagir. »

MSF condamne cette attaque et appelle à la protection des personnes civiles et des structures de santé. Nous continuerons à soutenir les hôpitaux en personnel et en fournitures médicales et non médicales essentielles.