Demandez aux membres du Parlement de défendre les personnes touchées par des crises humanitaires

Le Canada doit augmenter le financement de l’aide humanitaire internationale

Demandez aux membres du Parlement de défendre les personnes touchées par des crises humanitaires

Le Canada doit augmenter le financement de l’aide humanitaire internationale

Demandez aux membres du Parlement de défendre les gens touchés par des crises  

Utilisez ce formulaire pour rappeler aux membres du Parlement que le gouvernement du Canada doit augmenter le financement de l’aide humanitaire dans le prochain budget fédéral de novembre 2026.

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Je suis une personne votante de votre circonscription. Aujourd’hui, je vous demande de faire preuve de leadership et de veiller à ce que le Canada ne renonce pas au soutien essentiel qu’il accorde aux personnes confrontées à des crises humanitaires à travers le monde.

Le Canada contribue depuis longtemps pour répondre aux besoins les plus urgents des personnes confrontées aux conflits, à la guerre et aux crises. À mes yeux, cela fait partie de ce qu’il y a de meilleur en nous, en tant que pays.

À l’heure où ces besoins ne cessent de croître et où plusieurs nations à travers le monde se désengagent, le Canada a le choix. Nous pouvons décider, collectivement, de nous replier sur nous-mêmes, ou nous pouvons faire le choix de perpétuer une longue tradition consistant à intervenir lorsque des vies sont en jeu. J’espère que vous contribuerez à faire en sorte que le Canada fasse preuve de leadership pour soutenir ceux et celles qui en ont le plus besoin, et que cet engagement se reflétera dans le budget 2026.

En Haïti, les familles peinent à se procurer de la nourriture, de l’eau potable et des soins médicaux de base, alors que la violence s’intensifie et que les services essentiels s’effondrent. Au Soudan, des millions de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer. Des mères amènent leurs enfants gravement dénutris dans des cliniques surpeuplées, n’ayant nulle part ailleurs où aller. Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie de maladie à virus Ebola se propage au sein de communautés déjà dévastées par la violence et les déplacements.

Pour moi, ce ne sont pas des crises lointaines. Ce sont des gens comme vous et moi, qui tentent de protéger leurs proches dans des circonstances inimaginables.

À l’heure où les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et de nombreux autres pays ont choisi de réduire drastiquement leurs budgets humanitaires, les conséquences se font déjà sentir.

Dans de nombreux endroits à travers le monde, les communautés doivent désormais survivre à la guerre, à la faim et à la maladie avec moins de soutien qu’auparavant. Les cliniques médicales ferment leurs portes. Les distributions alimentaires sont réduites. Les épidémies deviennent de plus en plus difficiles à endiguer. Les membres du personnel de la santé doivent faire plus avec moins.

Le Canada ne doit pas adhérer à ce dangereux recul. Nous devons le rejeter sans réserve et démontrer que tourner le dos aux personnes piégées dans des crises ne correspond pas à nos valeurs.

Bien que des organisations, dont Médecins Sans Frontières (MSF), soient en grande partie financées par des dons privés, leurs équipes sont chaque jour témoins des conséquences d’un système humanitaire mondial poussé au-delà de ses limites. Aucune organisation ne peut à elle seule répondre à tous les besoins. Seul un financement humanitaire solide et flexible peut garantir que d’autres organisations pourront réagir rapidement. Ce travail conjoint est essentiel pour aider les gens à satisfaire leurs besoins les plus urgents à mesure que les situations évoluent, et avant que celles-ci ne se transforment en catastrophes.

C’est pourquoi je souhaite que le Canada rétablisse son financement humanitaire au moment où cela compte le plus.

Le budget du Canada pour l’aide humanitaire a déjà atteint, par le passé, 1,3 milliard de dollars. Revenir aujourd’hui à ce niveau de financement n’est pas un nouvel engagement. C’est une mesure nécessaire qui reflète les réalités actuelles et garantit que les organisations humanitaires puissent intervenir là où les besoins sont les plus grands.

Alors que le gouvernement prépare le budget 2026, je vous exhorte à soutenir le rétablissement du financement de l’aide humanitaire du Canada à au moins 1,3 milliard de dollars, et à préserver ce financement flexible. Ce financement permettra de maintenir les cliniques médicales ouvertes, d’assurer le fonctionnement des programmes de distribution alimentaire, de garantir l’accès à l’eau potable et de mettre des hébergements d’urgence à la disposition des personnes confrontées à des crises.

Tandis que d’autres détournent le regard, je souhaite que le Canada reconnaisse l’aide humanitaire comme une nécessité, et non comme une option. Je souhaite que notre pays continue à se mobiliser en faveur des personnes qui, en de nombreux endroits à travers le monde, sont confrontées à la guerre et à des situations de crises. J’espère pouvoir compter sur vous pour veiller à ce que le Canada continue à faire preuve de leadership. Notre engagement envers les personnes confrontées à des situations de crise ne doit pas s’arrêter à nos frontières. 

Cordialement,

[Votre nom]

Pourquoi l’aide humanitaire du Canada est-elle si importante?

En 2020, une guerre brutale a éclaté dans la région du Tigré, en Éthiopie. Des centaines de milliers de personnes auraient été tuées. D’autres ont fui en quête de sécurité, dont plusieurs milliers qui se sont réfugiées au camp d’Um Rakuba, au Soudan voisin. 

La vie dans les camps pour personnes réfugiées est difficile. Les gens déplacés sont coupés de tout ce qu’ils possédaient auparavant : revenus, logement, réseaux de soutien, moyens de subsistance. Au plus fort du conflit du Tigré, environ 35 organisations nationales et internationales intervenaient dans le camp et ses environs. Les gens arrivant à Um Rakuba pouvaient y trouver certains des services essentiels à leur survie, notamment un abri, de la nourriture et des soins médicaux. 

L’assistance humanitaire pour répondre aux besoins urgents 

L’assistance humanitaire consiste à intervenir en situation d’urgence. Elle apporte un soutien immédiat et essentiel pour soulager des souffrances humaines aiguës. Il s’agit d’un volet très spécifique de l’aide internationale, qui est beaucoup plus large et englobe tout, de la construction d’écoles aux dépenses militaires. L’assistance humanitaire, en revanche, vise principalement à répondre aux besoins les plus urgents auxquels sont confrontées les communautés lorsque survient une crise. 

Or, à l’heure actuelle, alors que les conflits et les crises se multiplient, l’assistance humanitaire est en chute libre. 

Le nombre d’organismes présents à Um Rakuba est aujourd’hui inférieur à 10. Non pas parce que les besoins ont diminué, bien au contraire, mais simplement parce que l’assistance disponible a été réduite. 

Des compressions sans précédent de l’aide humanitaire internationale

Les récentes coupes à grande échelle dans le financement de l’aide humanitaire internationale ont décimé les services. Les personnes réfugiées à Um Rakuba, qui recevaient autrefois 14 kilogrammes de nourriture par mois, n’en reçoivent plus que quatre, voire moins. Les besoins en eau et en assainissement ne sont pas satisfaits, ce qui accroît le risque de propagation des maladies. Les personnes confrontées à la violence disposent de moins de protection et de moyens d’assurer leur sécurité. 

Et cela ne concerne pas seulement le Soudan. Du Myanmar à la République démocratique du Congo (RDC), de Gaza à Haïti, les conflits, les maladies, les catastrophes et l’exclusion poussent des millions de personnes au bord du gouffre. Et pourtant, la volonté de la communauté internationale de leur prêter assistance semble s’évaporer. 

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime que 239 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire en 2026. Alors que les gouvernements réduisent leurs budgets humanitaires, bon nombre des besoins les plus urgents risquent toutefois de ne pas être satisfaits. Selon l’OCHA, un peu plus de la moitié du financement nécessaire aux plans mondiaux de réponse humanitaire coordonnée a été atteinte en 2024. En 2025, alors que les compressions dans l’assistance humanitaire s’accéléraient, cette proportion est tombée à moins de 36 %. Et en 2026, la situation s’aggrave encore davantage. 

Comment en est-on arrivé là? En 2025, l’administration du président américain Donald Trump a ouvertement démantelé l’infrastructure d’aide étrangère des États-Unis et considérablement réduit le financement humanitaire. Ces décisions ont fait la une des journaux à travers le monde, mais elles n’étaient pas des cas isolés. Avec moins de tapage médiatique, d’autres gouvernements bailleurs de fonds traditionnels, comme ceux de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne, ont procédé à leurs propres compressions budgétaires. 

En conséquence, les personnes les plus vulnérabilisées au monde le sont désormais encore davantage. Sans financement de l’assistance humanitaire, de plus en plus de personnes se retrouveront livrées à elles-mêmes face à des crises dont elles ne sont en rien responsables. Elles peineront à se procurer de la nourriture et de l’eau potable, à trouver un lieu sûr et à recevoir des soins médicaux. 

MSF de plus en plus seule dans les zones de crise 

Chez Médecins Sans Frontières (MSF), nous constatons directement les répercussions de ces compressions. Nous fournissons une assistance médicale humanitaire d’urgence dans plus de 70 pays. Nous intervenons lors de crises aiguës et prodiguons des soins aux personnes touchées par les conflits, les catastrophes, les maladies et l’exclusion des soins de santé. 

À Um Rakuba, nous sommes le seul prestataire de soins de santé secondaires et offrons des services de santé intégrés aux personnes survivantes de violence sexuelle. Dans d’autres innombrables contextes humanitaires, nous pratiquons des chirurgies, assistons des accouchements sécuritaires et traitons des enfants souffrant de malnutrition aiguë. Nous permettons à des millions de personnes touchées par des crises, notamment des femmes, des enfants, des hommes et des bébés, de retrouver la santé. 

Contrairement à d’autres organisations, MSF ne dépend pas de financement gouvernemental. Ainsi, les compressions dans les budgets d’aide humanitaire ne nous touchent pas toujours directement. Mais nous nous trouvons de plus en plus seuls, incapables de combler les lacunes laissées par d’autres organisations spécialisées qui ont perdu le financement nécessaire pour distribuer de la nourriture, fournir des abris ou offrir une protection aux personnes survivantes de violence et d’abus.  

L’indépendance de MSF nous permet souvent d’offrir des soins là où d’autres organisations ne le peuvent pas. Auparavant, il s’agissait de régions extrêmement éloignées ou touchées par des conflits. Aujourd’hui, c’est partout. 

Le Canada peut défendre ses valeurs et montrer l’exemple 

Les Canadiennes et les Canadiens peuvent être fiers, et à juste titre, de leur approche vis-à-vis de l’assistance humanitaire, fondée sur des principes et marquée par un engagement profond, même lorsque d’autres ont failli à cette tâche. Il est essentiel que le Canada reste fidèle à ces principes et renforce sa réponse aux besoins humanitaires alors que d’autres détournent le regard. 

Le prochain budget fédéral du Canada, qui sera rendu public en novembre, doit rétablir le financement de l’aide humanitaire à au moins 1,3 milliard de dollars, son niveau record atteint en 2022–2023. Cela peut sembler beaucoup en cette période de bouleversements mondiaux, alors que le Canada fait face à l’incertitude économique. Mais cela représente moins de 0,3 % des dépenses budgétaires totales de 2025-2026, estimées par le gouvernement fédéral à 486,9 milliards de dollars. Il s’agit également d’un investissement dans les systèmes destinés, en premier lieu, à atténuer l’impact humain de ces bouleversements. 

Le Canada peut montrer au reste du monde que l’assistance humanitaire d’urgence n’est pas une option dont on peut se passer lorsque les temps sont durs. C’est une obligation fondée sur des valeurs et des principes qui doivent être respectés. 

Dites aux membres du Parlement que l’assistance humanitaire est essentielle

Nous invitons les Canadiennes et les Canadiens à faire savoir aux membres du Parlement que l’heure est venue de renforcer l’action internationale, et non de la réduire. Le Canada doit faire preuve de courage et résister à la tendance mondiale au repli en matière d’assistance humanitaire. Il doit au contraire se mobiliser pour soutenir ceux et celles dont la vie est en danger. 

Si vous êtes du même avis, cliquez sur le lien ci-dessous pour dire aux membres du Parlement que le Canada doit porter le financement de l’aide humanitaire à au moins 1,3 milliard de dollars dans le prochain budget fédéral de novembre 2026. 

Que ce soit dans le camp pour personnes réfugiées d’Um Rakuba au Soudan, en Haïti, en RDC, au Bangladesh ou partout ailleurs où les besoins humanitaires sont les plus pressants, nous continuerons de soutenir les personnes touchées par des crises. 

Et vous?  

Plaidoyer et sensibilisation

Joignez votre voix à la nôtre

Médecins Sans Frontières (MSF) prend la parole pour témoigner des crises dont nos équipes sont témoins dans le cadre de leur travail. Nous plaidons pour les intérêts des personnes touchées par les conflits, les épidémies, les catastrophes et l’exclusion aux soins de santé. 

MSF a identifié des domaines spécifiques où la classe politique canadienne peut, avec d’autres partenaires, contribuer à éliminer certains des obstacles qui empêchent les personnes touchées par des crises de recevoir les soins dont elles ont besoin.